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 Only after disaster can we be resurrected ♥

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Loupio
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MessageSujet: Only after disaster can we be resurrected ♥   Mar 5 Mai - 18:47

Les paupières frémirent. L'air se faisait rare dans ses poumons; il prit une profonde inspiration soudaine et brusque. Son corps semblait en avoir perdu l'habitude, pourtant dès les premières goulées d'air avalées, sa cage thoracique se mit à se soulever d'elle-même à un rythme régulier. Il respirait. Il était vivant.

Il commença à être conscient du bourdonnement dans ses oreilles. Lointaines, des voix, qui se faisaient graduellement de plus en plus claires. Bien qu'il ne puisse toujours pas distinguer les mots clairement, le brouillard qui semblait obscurcir ses sens se dissipait peu à peu, lui redonnant une certaine lucidité qui était la bienvenue. Nouveau frémissement des paupières, et cette fois s'ouvrirent sur les deux billes bleues dont les pupilles se contractèrent sous l'effet de la lumière vive et inattendue. Il était bon de retrouver ses sens, bien qu'ils soient plutôt assaillis pour l'instant, de toutes sortes de stimulis trop vivaces.
Quelques instants suffirent à son corps pour s'adapter à son environnement, et déjà il faisait l'effort de se redresser en position assise. Un regard autour de lui; bonjour laboratoire inconnu. Il ignorait où il se trouvait, mais ce n'était pas la première fois et il n'en fut pas particulièrement perturbé. C'était comme émerger d'un long et profond sommeil. Hell, il savait pertinemment de quoi il parlait pour l'avoir déjà vécu une fois. Cette impression que rien n'a changé mais à la fois que tout est différent ...

Il se remit lentement sur pieds et remua les doigts, les orteils. Tous ses muscles répondaient parfaitement et il ne se sentait pas particulièrement différent qu'à l'habitude, si ce n'est cette légère sensation de picotement à la nuque, si légère qu'il n'y porta pas attention. Autour de lui, une multitude d'appareils ingénieux qui ne voulaient rien dire pour lui, leur technologie le dépassant complètement malgré ses tentatives d'adaptation à la vie moderne. Il n'avait encore rien vu de tel que ce qui l'entourait présentement, mais qui était-il pour juger lorsqu'on en venait à ce domaine dans lequel il n'excellait clairement pas? Il peinait déjà à maîtriser les ... le Internet ? Peu importe comment cela s'appelait. C'était certes pratique pour obtenir un tas d'information dans un très court délais, mais une vraie plaie quand on ignorait comment l'utiliser - et encore, je vous épargne la description des sites douteux sur lesquels il avait bien pu tomber accidentellement, sans parler le virus informatique qui l'avait laissé complètement désemparé et lui avait fait craindre le pire...
Non, l'informatique et la technologie poussée, ce n'était pas trop pour lui.


... La sensation lui était désormais désagréable. Celle d'avoir oublié quelque chose d'important, alors que des détails si inusités et certainement peu pertinents lui étaient clair comme de l'eau de roche. Son cerveau faisait des siennes et lui jouait des tours, et pendant un instant il fut tenté de céder à la panique. Se réveiller dans un lieu peu familier, dans le noir complet quand à sa situation et l'état du monde, ce n'était réellement pas une expérience qu'il aurait souhaité répéter, or il savait pertinemment, au plus profond de lui-même, que c'était ce qu'il s'était produit. Ou alors un fort coup à la tête et il en avait perdu quelques bouts, ce qui n'était peut-être pas impossible. Son instinct le plus grand lui dictait désormais de sortir, sortir et voir le monde, se rassurer sur le fait que tout était encore tel qu'il l'avait connu; il fut interrompu dans ses pas pressés en direction de la porte alors que celle-ci s'ouvrait, laissant passer un homme. Assez grand de taille et aux cheveux argentés, il dégageait une assurance certaine dans son costard de marque. Son sourire se fit immédiatement chaud et rassurant, mais il persistait une certaine froideur dans son regard gris acier, d'une intensité qui cloua notre bel homme sur place.

« Steven. Je vois que vous êtes réveillé. »

Bref hochement de tête. C'était mauvais signe, lorsqu'un homme venait à sa rencontrer après qu'il se réveille dans un endroit inconnu. Ça ne voulait certainement pas dire qu'il s'était pris une poêle par la tête et que sa vie rentrerait dans l'ordre en un instant...

« N'ayez crainte, vos souvenirs reviendront peu à peu. C'est le choc, tout simplement. »

Il ne disait toujours pas un mot et l'homme au costard sembla amusé par son attitude méfiante. Un rire lui échappa et il frotta ses mains l'une contre l'autre, faisant quelques pas, dans toute sa classe de millionnaire. Ce qu'il devait être, à le voir aller, à moins que ce ne soit qu'un masque. Comme s'il prévoyait la question que son jeune interlocuteur s'apprêtait à poser, il leva soudainement un doigt en l'air et déclara:

« Inutile de chercher ce qui n'est plus là, Steven. Laissez-moi plutôt vous offrir votre avenir. »



~~~~~~


L'adaptation. C'était son plus grand conseil, et il semblait à Steve être le plus ridicule. Il ne faisait que cela, s'adapter, au monde et au nouveau rythme de vie, à la perte de gens qui lui étaient chers et aux nouvelles personnes qui l'entouraient. Pourtant, Monsieur Ixe - c'était l'hommeà la chevelure argentée, il avait du style pour son âge - lui assurait qu'il connaissait la personne idéale pour l'aider dans sa période d'adaptation. Quelqu'un qui s'assurerait de lui faire comprendre tout ce qu'il y avait à comprendre, et savoir tout ce qu'il y avait à savoir. Quelqu'un avec qui il serait à l'aise, il en était certain- ici, le clin d'oeil accompagnant ces mots avait un peu inquiété Steve, mais il s'était abstenu de tout commentaire. En résumé, il serait placé en cohabitation forcé avec des jeunes hommes pour une période indéterminée, dans le but d'apprendre à vivre en société. Des jeunes gens devant lesquels il passerait pour le pire des imbéciles. Cela promettait. Pourtant, Ixe était convaincant, Ixe en savait beaucoup plus qu'il n'en avait l'air et en quelque part, Steve y voyait le Nick Fury de son époque: un homme un peu suspect qui en sait long, voire trop, mais qui avait bel et bien fini par lui apporter du bien, indirectement ... Tiens, Nick Fury. Le prénom lui était revenu avant le visage, qui lui semblait encore un peu vague, mais le simple fait que ce petit détail ait fait surface le rassurait; tout reviendrait dans l'ordre sous peu. Enfin. Tout sauf la quantité monumentale d'apprentissages qu'il lui restait à faire...

Il fut guidé dans un ascenceur qui grimpa sur une multitude d'étages. Lorsqu'il s'arrêta enfin, c'est sur un vaste étage dont la pièce principale semblait être un énorme salon- ou peut-être une simple pièce de détente équipée d'une foule de fauteuils et divans à l'allure tous plus confortables les uns que les autres. Personne ne s'y trouvait, et la cuisine à aire ouverte était toute aussi déserte. Ixe l'invita à sortir et posa une main lourde sur son épaule, le serrant brièvement dans un geste qui se voulait réconfortant.

« Les garçons sont très ouverts. Vous vous ferez rapidement une place, ne vous en faites pas. »

Sur ce, il lâcha d'une voix forte un « DEBOUT LÀ-DEDANS ! » qui fut instantanément suivit de grognements. Bonjour, le réveil difficile! Il n'était pourtant pas si tôt ... Ou du moins, c'est ce que Steve croyait, mais il ne saurait trop dire avec les vitres teintées pour la nuit qui l'empêchaient de voir à l'extérieur. Un peu mal à l'aise à se tenir là dans l'incertitude de ce qui allait suivre, il se racla la gorge et murmura:

« What if they... »
« None of that, Steven. I'll see you in a few days. »

Sur ces simples mots, il disparaissait dans l'ascenseur, laissant Steve seul au milieu de l'appartement des garçons, à se demander ce qu'il faisait là. D'une minute à l'autre, ils commenceraient tous à se lever et il devrait affronter les premiers regards d'abord curieux, qui deviendraient de plus en plus amusés lorsque tous et chacun en découvriraient plus à propos de lui et ses ... lacunes. Il ignorait d'ailleurs lequel d'entre eux lui seraient familier et l'aiderait supposément à se repérer. Il ne savait rien. Il était complètement perdu... Il aurait voulu disparaître six pieds sous terre.


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Captain
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MessageSujet: Re: Only after disaster can we be resurrected ♥   Mar 5 Mai - 18:50

Le temps qui passe, sans jamais de pause ni de répit. Qui ne nous laisse rien, aucune chance et aucun choix, sauf celui d’avancer, une seconde à la fois, un pas à la fois. Et aussitôt le tracé fait, il nous est impossible d’y repasser, simplement nous est-il permis de le regarder, pour le peu que nous puissions s’en souvenir. Je pensais ainsi, comme un vieux qui vivait ses derniers jours, qui regardait les moments de sa vie au travers de sa fenêtre, nostalgique. Mais ce n’était pas vraiment mon cas non. Pas moi, jeune comme j’étais encore. Ce n’était pas tant de ma faute, moi et ma solitude, ne pouvait jamais ce terminer en moi pensant à un singe qui jouait du tamtam. Je m’en allais vers la science, vers les questions et les réponses. Aussi simple que ce demander d’où provient le temps, peut nous amener bien loin. Plus loin que la lune, dans une autre galaxie peut-être bien. Une nouvelle question existentielle qui en suivrait d’une autre encore. Mais bon, que voulez-vous. C’était moi ça. Moi le petit point noir hors norme, qui sur la distribution normale dans un graphique représentatif du Q.I. se retrouvait dans les raretés de la grande intelligence. Et qui malgré tout ne se retrouvait pas auprès des siens. Non pas par la faute du temps, mais bien plus par la faute de la vie. Cette dernière qui nous laissait plus de liberté, et nous plongeait directement dans ce bain sans fin de choix. Choisir à chaque instant, dans le plus banal que dans le plus complexe. Cette unique chose qui nous faisait avancer et grandir, qui nous changeaient dans les moments importants.

Et moi, Anthony, avait fait celui de balancer par la fenêtre cet emploi offert par mon très cher père. Je l’aime beaucoup détrompez-vous, et ce ne fut pas non plus avec gaieté de cœur que je le fis. Simplement, si je tiens à garder notre bonne relation, il est de mon devoir de la préserver, et d’éviter ainsi que nous nous arrachions la tête au sein de cette compagnie familiale, veille de tant d’années…. Voir plus d’un siècle peut-être ? Je ne sais pas, je ne sais plus, rien à faire réellement au fond. Enfin, un sacrifice pour un bien, et au final ce que j’avais trouvé comblait tous mes bonheurs. Eh oui tout. Je ne manquais de rien, je travaillais ce dans quoi j’excellais, ce dans quoi j’étais bon. Le manque de défi comblé dans ce qui me servait de chambre assez spacieuse pour m’y avoir permis d’y installé un laboratoire bien à moi, tenu sous le silence toutefois. Pour ce qui était du reste, je n’avais plus qu’à choisir… Allais-je voir Anna ou encore Mei ? Oh mais bien sur elles n’étaient qu’un exemple parmi tant d’autres. Je ne me mettrais pas à vous les énumérer, allez fouiller dans le registre si le cœur vous en dit. Et encore avais-je le choix de rester à mon étage pour y faire des rencontres différentes. Me montrer sage pouvait arriver et étrangement cela n’arrivait que lorsque je me retrouvais avec le petit Valentin. Cet être qui selon mon avis méritait de se retrouver ailleurs qu’ici. Le mieux que je puisse réellement faire était bien de prendre soin de lui, de cette petite tête blonde amusante, que je prenais plaisir à amener un peu partout avec moi. Sans grande raison particulière non.

Et alors que ma tête s’était enfin décidée à me donner un peu de repos, en quelque chose de plus doux, la brutalité fit son apparition. Cette voix, qui manqua de me provoquer une crise cardiaque, et qui me sortit bien rapidement de ma transe de fatigue.

« It’s already the morning J.A.R.V.I.S?  »
« Yes sir. And you haven’t sleep for more --- »
« Than twenty four hours I know.  Coffee will do the job as always I guess… »

Cette intelligence artificielle, que j’adorais, mais à la fois bien tenté de me débarrasser de son côté maternelle qui s’affichait parfois. Qui soulignait à sa manière les oublis de mes propres besoins humains. Je me consolais toujours un peu en me disant qu’il n’était pas vivant… Et qu’il ne pouvait faire plus que ce prononcer. Enfin presque. Lorsque l’envie lui prenait de me le faire payer et de me baver quelque peu, il y arrivait bien tout seul. Cette fois ci, je ne lui laissai guère le temps de plus s’exprimer, passant la porte. Oubliant mes habits, les courants d’air me faisant rappeler bien vite que je ne me retrouvais qu’en sous-vêtements. Toujours mieux que complètement à poil je suppose. Pas que cela ne me dérangerait réellement mais… Vaux mieux éviter de faire trop de jaloux ! D’autant plus que ce magnifique derrière se retrouvait dans une paire de boxer peu ordinaire. Très thématique, si l’on y pensait bien. J’avais même le bamboo qui venait avec. Sauf que bon, il était caché derrière le panda vous voyez. Oh et ce n’était pas un pompon pour faire la queue que je sentais derrière là ? Ouais… Faut croire que je n’avais pas vraiment peur du ridicule. Ou que j’étais juste vraiment dû pour faire mon lavage plutôt. Mais bon, au moins je le portais à merveille, ce cadeau cocasse.

J’allais d’ailleurs chercher dans au passage mon petit panda, bien vivant. Alors que les autres sortaient voir pourquoi diable le grand boss était ainsi venu. Une main dans sa chevelure brassée amicalement et un « Matin… » Prononcé de ma personne, nous nous retrouvâmes bien vite devant l’entrée. Je ne le vis pas tout de suite, trop occupé à me frotter les yeux oui, mais une fois ma vue plus habitué, je pu y voir un homme, certainement un nouveau venu. Je ne me gênais pas pour agir normalement, lui tournant autour, l’analysant. Avant que ma main n’atterrisse pour lui tâter une lune de son popotin.

« Oooh… Vous avez de la compétition messieurs … ! »  Dis-je avant de bien rigoler et d’enlever ma main de là.

Bah quoi… Un nouveau ici, était bien égal à un nouveau corps de plus près à se voir sous tous ses angles, en pleine action copulatrice. Sous divers thèmes en primes, diverses partenaires... Bref, on a compris, tout dépendant des idées d’Ixe. Je devais bien être l’un des rares qui ne faisait pas partit du lot de ce métier. Un simple mécanicien sans plus.

« Alors, alors…. C’est quoi ton nom de scène ? Iron ass... ? » Dis-je un brin moqueur. Il faut dire que contrairement à certain, je devais bien être le seul à autant m’amuser avec ce jeune homme. Il faut dire qu’Ixe n’avait pas perdu son goût.


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Loupio
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MessageSujet: Re: Only after disaster can we be resurrected ♥   Mar 5 Mai - 18:54

Quelques jeunes hommes commençaient à se profiler dans le salon, la plupart ne paraissant pas si surpris que cela de voir une nouvelle tête se tenir là avec un air perdu et un brin perturbé. Il faut croire qu'ils avaient l'habitude qu'Ixe leur introduise des gens nouveaux, ou alors étaient-il simplement très... ouverts, c'est vrai ... Je ne saurais dire précisément pourquoi leur attitude était si désintéressée, mais ce n'était pas plus mal car moins leur attention était rivée sur moi, mieux je me sentais. Je n'étais pas très à l'aise et les questions qui se bousculaient dans ma tête n'aidaient en rien; à première vue, les humains paraissaient encore nornaux, deux bras, deux jambes et une seule tête, pas de mutations étranges en vue et ils parlaient tous anglais, c'était déjà ça. Pendant un instant, je me serais presque attendu à une tribue d'indigènes parlant un dialecte incompréhensible, mais peut-être étais-ce simplement la nervosité...

Deux jeunes hommes en particulier entrèrent alors dans la pièce. Ces deux-là, je les remarquai immédiatement; du moins, le brun attira mon attention plus que le petit blond qui l'accompagnait, tout d'abord de par sa tenue pour le moins légère. Contrairement à la majorité des hommes ici, monsieur avait décidé d'offrir un peu de semi-nudité gratuite en déambulant en sous-vêtements, sous-vêtements qui ne tardèrent pas me mettre mal à l'aise par leur thème un brin ridicule. Un panda. Un panda, sur des sous-vêtements. Oui, j'avais connu l'époque des caleçons qui arrivaient presque aux genoux, rien ici n'était fait pour avoir l'air plaisant et tape à l'oeil, et les premiers boxers moulants que j'avais par la suite enfilés m'avaient laissé une vague impression de m'exposer aux regards, même si techniquement, personne ne les voyait sous le pantalon et que tout le monde portait la même chose de toute façon. Mais ça ... Ça, c'était une toute autre chose. Cet être n'était pas gêné et je me promis dans l'immédiat de garder mes distances avec ce drôle de personnage.

Hormis que cela me serait bien sûr impossible, car la seule personne qui détonait dans le groupe venait de m'accorder toute son attention. J’aurais préféré qu’il ne darde pas son regard sur moi comme ça, faisant de ma personne son centre d’attention. Je pressentais que je n’aimerais pas ce qui suivrait, de quoi me faire même reculer d’un pas incertain en l’observant venir vers moi; personne d’autre ne nous portait vraiment attention, si ce n’est des quelques coups d’œil curieux et du petit blond qui s’était lui aussi approché. Le brun me tournait autour avec ce que j’oserais appeler beaucoup d’intérêt, mais si je me croyais enfin au bout de mes peines, je n’avais décidément encore rien vu. En guise de salutation, j’eus droit à une main qui m’empoigna les fesses sans prévenir, me faisant lâcher un couinement surpris que je nierais avoir produit. Voyons donc ! Ça ne se faisait tout simplement pas, tâter le postérieur des gens comme ça, encore moins quand on ne les connaissait pas ! Pitié, dites-moi que ce n’est pas les coutumes qui ont évolué, auquel cas je veux officiellement disparaître. Trop pour moi.


« M-Mais que—»

Pas très concluant comme protestation, je dois l’admettre, mais les paroles du jeune homme m’avaient surpris plus qu’autre chose et me voilà perturbé et surtout inquiet. Compétition? À qui ferais-je compétition et en quoi mes fesses avaient-elles un lien là-dedans? Tant de question et si peu de réponses, mais un tas d’hypothèses peu rassurantes, voilà de quoi ma tête était pleine à l’instant. D’ailleurs, le surnom qui fut ajouté, en guise de cerise sur le Sunday, me fit aussitôt rougir avec une facilité surprenante. J’étais loin d’être du genre à me sentir flatté de la fermeté de mon postérieur ni même à m’en vanter, d’ailleurs tout ce que je souhaitais à l’instant était que l’on cesse de me regarder comme si j’étais un nouveau jouet ou, pire encore… un bout de viande. Dont l’on jugeait de la qualité. Oui, c’était l’impression désagréable que j’avais, et seul le petit sourire timide du blondinet me laissait espoir de trouver des gens normaux dans cet endroit. Ils ne pouvaient pas tous être aussi … exubérants, n’est-ce pas?

Un comme ça, c’était bien assez. Pourtant, le petit blond à l’allure innocente sembla soudainement pétiller de malice alors qu’il s’avançait vers moi, l’une de ses mains attrapant sans prévenir le rebord de mon chandail et le soulevant sans que je n’aie le temps de faire un seul geste; mes réflexes étaient encore lents, ou alors étais-je trop sous le choc pour réagir comme il se doit. Toujours est-il qu’il eut le loisir de squeezer l’un de mes pectoraux en lâchant un petit « Or, Concrete Pecs? » avant que son doigt ne descende suivre cette ligne bien définie entre mes abdominaux et qu’il ne termine par un « Grand Canyon ? ». L’instant d’après, il me relâchait alors que j’avais un mouvement de recul, clairement perturbé et de plus en plus rouge. Replaçant mon chandail avec empresse, je grommelai un :


« My name’s Steve … »

Nom de scène? Mais qu’est-ce que c’était que cet endroit … ?
Le petit blond était retourné aux côtés de l’autre avec un petit air fier qui était pourtant adorable sur son visage aux traits doux. Se postant à ses côtés, il s’empara tout simplement de la petite queue à l’arrière du boxer et se tint là tout près, son visage à nouveau empreint d’innocence et ses pommettes légèrement rosées. La situation me parut extrêmement inconfortable à l’instant même, mais pourtant, le geste ne me semblait aucunement forcé et à leur arrivée, les deux jeunes hommes marchaient côte à côte en ayant chacun leurs mains chez eux … Non, je me faisais probablement des idées, ce gamin ne faisait pas office de chien de poche, la situation était différente. Tordue à mes yeux innocents mais qui suis-je pour juger… Dans tous les cas, il existait une proximité évidente entre les deux hommes et le blond semblait jeter sur le plus vieux un regard empreint d’une vague admiration.

« I … don’t know who you think I am, but you’re probably wrong. I’m just here to … huh … for a few days. Mr Ixe expects me to, huh, learn from you guys. »

Oh, si j'avais su, j'aurais fait un choix de mots plus judicieux…


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Captain
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MessageSujet: Re: Only after disaster can we be resurrected ♥   Mar 5 Mai - 18:57

Il m'avait laissé cette belle image d'un objet pour chiot qui émet des sons lorsqu'on le squeez. Par la faute de ma main, tout comme la mâchoire d'un chien, se referma dans le moelleux. Et hop! Un petit son. Toutefois, ma situation personnelle était mille fois plus amusante. Car contrairement au jouer animalier, j’avais là devant moi un être humain, remplis de surprises et de réactions. Autant déstabilisé que surpris, selon mon humble avis. Cet air qui m’arracha tout un sourire, les rougeurs l’allumant d’autant plus. Cet état d’âme plutôt rare ici, de la gêne. Oh certes les gens devenaient rouges mais c’était bien à coups d’efforts. Surtout au niveau du bassin vous voyez? Je ne crois pas qu’il vous soit très utile de connaître plus de détails pour comprendre ce dont je papote n’est-ce pas?

Tout ceci n’était en fait, que le début. Car tôt mon petit Valentin vint s’en mêler joyeusement, comme il avait l’habitude de faire en ma présence. Tenter comme je tentais, avec toute cette aisance naturelle que j’avais, s’amuser comme je m’amusais… Bref, me voilà en petit modèle, pas toujours très bon à suivre, mais bon… Vaut mieux vivre que de suivre les règles à la lettre. Et puis… Ce n’était rien de mal après tout. Il faut dire que le maître s’était vachement fait dépasser par l’apprenti en tout cas. Une poignée contre un chandail relevé et ces gestes osés. Il gagnait, franchement, je lui accordais tous les points. Un rire m’échappa, plaisantin, alors que mes oreilles retenaient ce nom. Steve…

« Steve? That’s not a sexy stage name at all. I guess you’ll find one sooner or later. »

Un véritable nouveau sans le moindre doute. Pas de nom de scène, toute cette gêne… Ce n’était pas des blagues, même le petit Valentin semblait beaucoup plus dévergondé que lui. Ce même qui d’ailleurs, ce mérita un HI5 bien fier, avant que mon bras ne retourne entourer ses épaules, bien collé. Alors que mes doigts s’étaient quelque peu amusés à lui ébouriffer les cheveux je stoppai net en attendant la suite. Jetant sur le grand blond un air assez perdu.

« Whuuut? Il existe des stages dans ce domaine….? Eh ben décidément le monde ne cessera jamais de me surprendre. »

Moment de surprise toutefois, bien rapidement envolé. Ce n’était pas un choc qui me prendrait une thérapie après tout. Et puis quoi… Il était là pour… Apprendre de nous, nous qui sommes dans le domaine de la commercialisation du sexe. Qui vendons nos corps, nos voix et nos ébats filmés sous des thèmes et positions différentes. Enfin je disais nous mais bon, moi exclus. Moi je n’étais que le type qui en profitait hors scène. Et donc… Certainement le mieux placé pour enseigner. Non en fait non pas certainement. J’étais tout simplement le meilleur. Je n’avais jamais aucun restriction ni demande après tout, lorsque mes envies se manifestaient.

« Eh bien… Better not lose time ..! »

Une dernière petit accolade, un clin d’œil échangé avec Valentin et me voilà m’emparant de la main de Steve fait un signe d’aurevoir et à tout à l’heure à mon petit panda avant de diriger notre jeune apprenti vers ma chambre.

« I’ll take care of you. I’m the best teacher you could possibly have anyway. »

Et le voilà gentiment enfermé, pas le moindre son de mon cher J.A.R.V.I.S. ne sortant tel que contrat signé. Si j’amène quelqu’un, on garde le silence. D’autant plus lorsque cette personne terminait sur mon lit. Gentiment assit pour le cas de monsieur, avant que je ne fasse de même bien à cheval, mes bras entourant le cou de monsieur. Toute cette proximité…

« Guess we’ll have to start by lighting up the fire a little bit… »

Cette voix, ce ton, ce corps en mode sensualité et chaleur, pour être bien dans le mood après tout. Il ne fut pas bien long avant que je ne me mettent au charmant boulot, sans plus attendre, mes lèvres trouvant leurs places contre celle de ce nouveau corps encore inconnu, déjà si peu tranquille.


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Loupio
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MessageSujet: Re: Only after disaster can we be resurrected ♥   Mar 5 Mai - 19:00

Mais bien évidemment, puisque ce n'en était PAS UN! Je ne comprenais plus grand chose à l'instant, probablement que cet homme était tout simplement bizarre et qu'il n'y avait rien à y comprendre aussi... Dans tous les cas, je soulevai un sourcil et le regardait d'un air incertain. Il y avait le petit blond qui était retourné se presser contre lui et leur complicité me fit craindre le pire; les deux ensemble, ils formaient tout un duo qui, je le sentais déjà, ne me laisserait pas de tout repos. Je commençais déjà à songer à une façon de m'en tirer au plus vite, lorsqu'une nouvelle phrase attira mon attention.
Dans ce domaine ... ?
Quel domaine? Pourquoi cela semblait-il si surprenant?

Ce n'était pas tellement un stage, peut-être m'avait-il mal compris, après tout ce n'est pas tous les jours que l'on reçoit quelqu'un qui vient d'une autre époque et galère un peu à comprendre le temps actuel ... mais je ne pouvais pas lui dire ça, right? Un stage ferait l'affaire. À tous les coups, j'en apprendrais un peu plus en même temps sur le monde qui m'entourait. Monsieur ici présent semblait se faire une joie de me donner un coup de main, et il ne perdait vraiment pas de temps non plus! Prêt, pas prêt, ça commençait maintenant !

Valentin avait passé ses bras autour du brun en un câlin plein de complicité, les voilà s'échangeant sourires et clins d'oeil peut rassurants. L'instant d'après, l'homme m'accordait toute son attention. Je le laissai attraper ma main, prenant quelques légères couleurs sans plus alors que je trébuchais avant d'adopter son rythme et le suivre dans un couloir, passant une porte qui ... était celle de sa chambre. D'accord, bonjour. Qu'est-ce qu'on venait faire ici ?

The best teacher ... Allez savoir pourquoi, je ne trouvais pas ces mots particulièrement rassurants. Je commençais peut-être à me douter de quelque chose, enfin, de trouver la situation un peu louche je dirais plutôt, car j'étais loin de m'imaginer la suite qui se préparait. Je me retrouvai assis sur le lit, et en moins de deux un corps se pressa contre le mien, à califourchon sur mes cuisses et me collant sans gêne dans toute sa splendeur. Cette fois, le rouge se faisait bien plus présent sur mon visage et je me figeai par réflexe. Aucun geste, aucun mot, juste ce regard surpris, peut-être un peu effaré même. Like a deer in headlights. Figé sur place, tentant de comprendre la situation malgré le soudain brouillard dans mon cerveau. Non. Non, nullement besoin de m'allumer, non, je m'en allais, justement, oui ...

Hum. D'accord, je vous l'accorde, je n'allais pas bien loin. Pas que je n'aurais pas eu la force de soulever le jeune homme et me relever, mais ses gestes me prenaient au dépourvu et semblaient bloquer tous mes réflexes et mes habiletés motrices. Mon corps refusait de répondre aux ordres que mon cerveau tentait désespérément de leur envoyer. Vas-t'en. Fuis pendant qu'il est encore temps!
Son corps était chaud contre le mien, sa voix basse et sensuelle me traversant d'un frisson. C'était mauvais tout ça.

« Wh-What are you...? »

Ses lèvres furent soudainement sur les miennes et un son m'échappa- un son de surprise, principalement, étouffé par la bouche de l'homme. Je ne réagissais toujours pas beaucoup, ne l'encourageant pas tout comme ne l'empêchant pas de continuer. Pourtant, je voulais qu'il arrête, non? Il ne fallait pas écouter mon corps, ce sale traître, cette chaleur qui descendait tranquillement dans mon bas ventre n'était qu'une réaction biologique stupide qui ne signifiait absolument rien. Je plaçai une main contre sa hanche, cherchant quelque chose à laquelle m'accrocher. À défaut de pouvoir tirer son chandail, puisqu'évidemment il n'en portait aucun- oh misère, il était assit sur moi, si près, trop près... en petit boxer panda... tuez-moi quelqu'un- j'enfonçais presque mes doigts dans sa hanche tandis que ma respiration accélérait dangereusement. Help

Arrachant finalement ma bouche à la sienne au prix de gros efforts de concentration, je balbutiai en m'empourprant plus encore:

« I-I've never... »

... asked for that kind of help. I swear that's what I was gonna say. Mais bien entendu, ma voix se bloqua et je restai là, haletant et un peu tendu, à le toiser avec stupeur et méfiance.
Décidément, mes mots ne cessaient de porter à confusion...


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Captain
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MessageSujet: Re: Only after disaster can we be resurrected ♥   Sam 9 Mai - 17:48

J’avais fait de cet homme une statue de pierre, comme si l’on m’avait attribué le pouvoir de Méduse. Il ne bougeait pas, pétrifié par mes gestes. Peut-être étais-je allé trop vite, ou peut-être quelque chose d’autre ne fonctionnait pas. Peut-être n’était-il venu que pour les femmes, pour cette exclusivité. Rien qui ne puisse réellement m’empêcher de continuer, car ses dires ne sonnaient pas tant comme ma première interprétation. Surpris, abasourdit, un peu perdu aussi. Je le fis taire de ce questionnement, mettant la faute sur la gêne de celui-ci. Ça devait être ça ouais. Il était venu apprendre après tout, il était venu en stage pour ça. Certainement un newbie en la matière pour demander ce genre de truc. Un peu coincé maybe, enfin qui sait quoi.

Un son m’échappa, un grognement encourageant, par la faute de cette main, forte, contre ma hanche. De quoi me faire avancer en un coup de bassin sous le coup, léger, du moins pour le moment. L’un de mes bras s’était libéré, pour glisser contre ce corps, pour ainsi laisser mes doigts venir taquiner la peau de sa hanche, remontant doucement pour découvrir les muscles de ce corps. Damn he was hot. Et au final j’avais bien l’impression qu’il m’allumait beaucoup que moi je le devais.

Le baiser fut rompu, que je découvrir la tomate, qui me fit largement sourire. Définitivement la gêne ouais. Je me retenais pour ne pas en rire hum. Mais mon air coupa court, alors qu’il devint surpris. Et sans prendre la peine de réfléchir ou d’avoir le moindre filtre… « Wait whut ? You’re virgin ? » Sous le choc oui. Il n’avait jamais…. Je n’avais pas besoin du reste pour comprendre. J’avais certainement une perle rare tout juste devant moi. Ça n’existait plus, des gens pur à cet âge. Sauf si… « Tu as vécu dans une grotte toute ta vie ? »

Ce n’était pas une vraie question non. Une moquerie, mon visage le démontrant bien en rigolant, amusé au final. « Don’t worry. I’ll take good care of you. Tu n’aurais pas pu tomber sur un meilleur candidat que moi pour tout apprendre. » Bon on allait devoir commencer par le début, décidément. Je ne lui laissai pas trop trop le temps de répliquer, quoi que s’il l’eut pu, je le bloquerais avec mes lèvres de retour contre les siennes. Plus ardentes et passionné, qui demandait à avoir un passage pour laisser ma langue s’y glisser. Pour ce qui était de ma main, elle ne demanda pas la permission pour aller tâter au bon endroit alors que l’autre s’occupait tout simplement à se débarrasser du premier obstacle qu’était la ceinture. « Quand tu dis vierge, c’est littéralement partout ? » Simple question comme ça oui. Hum. Je lui laissais au moins une pause de bouche, mais mes mains, nope. Pas de moment de répit à ce niveau. Je n'attendais que sa réponse pour l'empoigner. Je sais, je suis vilain oui. Mais bon je m'amuse.


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Loupio
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MessageSujet: Re: Only after disaster can we be resurrected ♥   Dim 17 Mai - 0:16

D'accord, les choses prenaient une tournure... surprenante. Pas forcément inattendue, car à le voir grimper ainsi sur moi et avoir eu la visite de ses lèvres contre les miennes, j'avais rapidement compris ses intentions. Pourtant, c'était surprenant dans la mesure où il ne s'arrêtait pas, ne ralentissait pas malgré mes quelques protestations premières. Ses hanches avaient décrit un petit mouvement contre moi, à croire qu'il cherchait à me tirer une réaction, ou encore réagissait-il simplement à ma poigne sur lui ... Cette idée était plus perturbante encore. Encore trop sous le choc pour vraiment participer avec enthousiasme, je me contentais à défaut de le laisser faire, de remuer suffisamment pour ne serais-ce que lui rendre un semblant de baiser. Il y avait sa main, qui remontait le long de mon corps et m'arrachait un petit frisson qu'il devait malheureusement sentir. Tout pour lui donner le feu vert, alors que j'aurais voulu lui dire d'arrêter un instant. Je n'en avais, il faut croire, pas la force.

Bon, ça y est. Évidemment qu'il en ferait la mauvaise interprétation- ou la bonne, malheureusement. Non, je n'avais jamais. C'est bon, on se rappelle tous que j'ai vécu durant la guerre, puis j'ai été congelé comme du poisson pané, pour ensuite vivre dans une époque troublante de modernité où mon activité sexuelle n'était clairement pas la priorité. Même si j'avais eu en moi cette capacité de charmer n'importe qui en un clin d'oeil et les ramener au lit, je ne l'aurais de toute façon pas fait, par respect ... J'suis un gentleman moi, hey! Reste que mon côté gentleman ne m'était ici d'aucune utilité. Je ne jugeai pas pertinent de relever la question stupide et ne daignai lui offrir en réponse qu'un froncement de sourcils un peu agacé. Il avait cette façon de paraître tout étonné, puis de s'amuser de la situation et de me mettre encore plus mal à l'aise que je ne l'étais déjà ...

« Je ne ve-- »

Sa bouche s'était plaquée sur la mienne avant même que je ne puisse rétorquer que je ne voulais rien apprendre de lui. Il avait su couper court à toute protestation avec même qu'elle ne soit complètement formulée et en réponse, je serrai un peu plus ma prise sur sa hanche, mes doigts pressant sa peau un peu plus solidement et exécutant une pression destinée à le repousser un peu de moi. Moyennement efficace, car je n'y mettais certes pas toute ma force. Loin de moi l'idée de le blesser dans le processus, quand même.
Oh. Langue.
Okay, les baisers n'étaient peut-être pas si mal. Je commençais à m'y plaire un peu plus et à essayer de mon mieux pour participer et rendre les choses moins ... à sens unique, à ce niveau. Mes mains restaient quant à elles parfaitement ancrées à leur place, pas de danger que je ne suive sur sa lancée d'une quelque autre façon que ce soit. L'embrasser me suffisait plutôt bien, et à la limite, j'aurais été d'accord si l'on ne s'en était tenus qu'à cela. Ses mains, à lui, elles étaient quelque chose d'autre. À tâter des endroits qu'elles ne devraient pas tâter, explorer des endroits jusqu'alors inexplorés par d'autres que moi-même. Il me prenait au dépourvu, créant en moi des sensations qui m'effrayaient autant qu'elles m'attiraient, et me posait ensuite des questions en s'attendant à une réponse. Je n'étais pas en mesure de la fournir, laissez-moi vous dire. Il aurait été facile de prononcer un "Non" convainquant, si ses mains n'en étaient pas à défaire ma ceinture et même s'aventurer un peu plus loin encore, à la limite de l'indécent ... Dans le cas actuel, ce qui sortit fut un son un peu étouffé qui semblait vouloir signifier de la négation.

Je me mordis la lèvre, prit une profonde inspiration et renchérit avec un « Of course not ... » cette fois plus clair, mais loin d'être satisfaisant.
Je ne connaissais même pas son nom ...


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